La loi Falorni qui sera débattu en mai prochain, prévoit d’accorder à des personnes souffrant de troubles psychiques le droit de programmer leur mort.
Nous, psychologues, psychiatres et psychothérapeutes, oeuvrons au côté de l’entourage, à les aider par nos soins à préférer la vie.
Si le suicide assisté leur était proposé gratuitement et immédiatement, cela réduirait à néant tous nos efforts de préventions.
Alors que les discours en faveur de l’euthanasie dominent l’espace public,
je rappelle à mes élus que notre devoir républicain est d’accompagner,
pas d’écarter les plus vulnérables. Je m’oppose à toute législation
qui affaiblirait le droit aux soins pour ceux qui en ont le plus besoin.
La légalisation de l’euthanasie, souvent présentée comme un progrès humaniste, ouvre pourtant la porte à des dérives silencieuses mais bien réelles. Derrière le vernis de la compassion, les chiffres et les faits montrent une normalisation inquiétante de la mort administrée.
Injecter la mort va devenir un "soin médical"
Soignants… ou exécuteurs ?
La loi confie aux médecins le droit de tuer, malgré le code de déontologie.
Les pharmaciens devront délivrer des substances létales
La loi ne leur reconnaît aucune clause de conscience. Une profession entière mobilisée pour produire la mort.
canadien ayant reçu l’aide à mourir n’était pas en fin de vie.
👉 Leur mort n’était pas inévitable.
👉 129 de plus qu’en 2022.
👉 Et si la pauvreté poussait à mourir ? *Aide Médicale à Mourir
d’augmentation des euthanasies en Belgique en 2024.
des décès en Belgique sont dus à l’euthanasie.
des décès au Canada en 2023 sont dus à l’euthanasie.
👉 Une mort sur vingt est "administrée".
des Canadiens acceptent l'euthanasie.
👉 Même sans maladie incurable.
suicides assistés en Suisse en 2022.
👉 Contre 187 en 2003. +750 % en moins de 20 ans.
Parce que le désir de mort n’est jamais univoque. Il est souvent le symptôme d’une douleur psychique, d’un isolement ou d’un sentiment d’indignité. La réponse humaine ne peut être un geste létal. Elle doit être un accompagnement intensifié, pas une validation du désespoir.
Parce que le désir de mort n’est jamais univoque. Il est souvent le symptôme d’une douleur psychique, d’un isolement ou d’un sentiment d’indignité. La réponse humaine ne peut être un geste létal. Elle doit être un accompagnement intensifié, pas une validation du désespoir.
Non. Elle permet une mort administrée. La dignité ne réside pas dans la rapidité de l’acte, mais dans la façon dont on accompagne une personne jusqu’au bout : avec présence, lien, soin, humanité. Une injection létale, aussi bienveillante soit-elle, ne répare pas une vie blessée.
Parce que nous voyons ce qui s’y passe après la loi : extension des critères, banalisation des demandes, euthanasies pour dépression, pour fatigue de vivre, pour solitude. Ce qui commence comme une exception devient rapidement un automatisme. La pente est réelle.
Ce que l’euthanasie évite surtout, c’est la complexité du soin, la lenteur du lien, le désordre de l’accompagnement. Les souffrances peuvent et doivent être prises en charge par des soins adaptés. Ce qui est “inutile”, c’est de légaliser la mort faute d’avoir financé la vie.
C’est vrai. Mais dans un monde où la mort devient une option offerte, la pression sociale, économique ou psychologique peut s’imposer. Quand vous êtes âgé, malade, dépendant, coûteux… et qu’on vous tend la porte de sortie, le “choix” devient souvent une résignation.
La loi n’est pas une affaire privée. Ce qu’elle autorise, elle banalise. Ce qu’elle ouvre, elle rend structurellement disponible à tous, y compris aux plus vulnérables. Le droit d’un individu devient un cadre collectif, avec ses conséquences systémiques.
Le glissement est cosmétique. L’acte est le même : provoquer intentionnellement la mort, avec l’appui du système médical. Et les mêmes dérives observées ailleurs existent, qu’il s’agisse d’injection (euthanasie) ou d’auto-administration (suicide assisté).
Aucun garde-fou n’est infaillible quand l’idéologie dominante devient celle de la “vie qui vaut” et de celle qui “ne vaut plus”. L’histoire des pays ayant légiféré montre une chose : les garde-fous deviennent progressivement des seuils d’entrée.
Le progrès véritable, c’est d’offrir à chacun la possibilité de vivre avec moins de souffrance, pas d’organiser la mort comme solution. Soigner, entourer, aimer : voilà un progrès. Donner la mort légalement, c’est un recul éthique majeur, masqué par un vernis compassionnel.
Toutes vos questions et vos intérogations juste ici.
Parce que le désir de mort n’est jamais univoque. Il est souvent le symptôme d’une douleur psychique, d’un isolement ou d’un sentiment d’indignité. La réponse humaine ne peut être un geste létal. Elle doit être un accompagnement intensifié, pas une validation du désespoir.
Parce que le désir de mort n’est jamais univoque. Il est souvent le symptôme d’une douleur psychique, d’un isolement ou d’un sentiment d’indignité. La réponse humaine ne peut être un geste létal. Elle doit être un accompagnement intensifié, pas une validation du désespoir.
Non. Elle permet une mort administrée. La dignité ne réside pas dans la rapidité de l’acte, mais dans la façon dont on accompagne une personne jusqu’au bout : avec présence, lien, soin, humanité. Une injection létale, aussi bienveillante soit-elle, ne répare pas une vie blessée.
Parce que nous voyons ce qui s’y passe après la loi : extension des critères, banalisation des demandes, euthanasies pour dépression, pour fatigue de vivre, pour solitude. Ce qui commence comme une exception devient rapidement un automatisme. La pente est réelle.
Ce que l’euthanasie évite surtout, c’est la complexité du soin, la lenteur du lien, le désordre de l’accompagnement. Les souffrances peuvent et doivent être prises en charge par des soins adaptés. Ce qui est “inutile”, c’est de légaliser la mort faute d’avoir financé la vie.
C’est vrai. Mais dans un monde où la mort devient une option offerte, la pression sociale, économique ou psychologique peut s’imposer. Quand vous êtes âgé, malade, dépendant, coûteux… et qu’on vous tend la porte de sortie, le “choix” devient souvent une résignation.
La loi n’est pas une affaire privée. Ce qu’elle autorise, elle banalise. Ce qu’elle ouvre, elle rend structurellement disponible à tous, y compris aux plus vulnérables. Le droit d’un individu devient un cadre collectif, avec ses conséquences systémiques.
Le glissement est cosmétique. L’acte est le même : provoquer intentionnellement la mort, avec l’appui du système médical. Et les mêmes dérives observées ailleurs existent, qu’il s’agisse d’injection (euthanasie) ou d’auto-administration (suicide assisté).
Aucun garde-fou n’est infaillible quand l’idéologie dominante devient celle de la “vie qui vaut” et de celle qui “ne vaut plus”. L’histoire des pays ayant légiféré montre une chose : les garde-fous deviennent progressivement des seuils d’entrée.
Le progrès véritable, c’est d’offrir à chacun la possibilité de vivre avec moins de souffrance, pas d’organiser la mort comme solution. Soigner, entourer, aimer : voilà un progrès. Donner la mort légalement, c’est un recul éthique majeur, masqué par un vernis compassionnel.
Alors que les discours en faveur de l’euthanasie dominent l’espace public,
je rappelle à mes élus que notre devoir républicain est d’accompagner,
pas d’écarter les plus vulnérables. Je m’oppose à toute législation
qui affaiblirait le droit aux soins pour ceux qui en ont le plus besoin.